Washington, DC – The Executive Board of the International Monetary Fund (IMF) today approved a disbursement under the Rapid Credit Facility (RCF) equivalent to SDR 122.2 million (about US$ 165.99million at today’s US$/SDR exchange rate, or 50 percent of the quota) to help the country meet the urgent balance of payment needs stemming from the outbreak of the COVID-19 pandemic.

The Covid-19 pandemic is having a severe impact on Madagascar’s economy. Tourism is facing a dramatic decline, and disruptions are occurring to mining and manufacturing exports, as well as in trade and investment.

To mitigate the shock of the pandemic, the government is taking appropriate immediate actions including immediate fiscal measures to strengthen social protection and support the most vulnerable such as through government donations of staple foods; suspending fees and social contributions to support the private sector; and providing liquidity to preserve the stability of the financial sector. However, the weakened macroeconomic outlook and deteriorating fiscal situation have created urgent external and fiscal financing needs. The IMF support will make a substantial contribution to filling immediate external needs and preserving fiscal space for essential COVID-19-related health expenditure. It is also expected to help catalyze additional donor support. 

Following the Executive Board discussion. Mr. Mitsuhiro Furusawa, Deputy Managing Director and Chair, made the following statement: 

“The Covid-19 pandemic is having a severe impact on Madagascar’s economy. Due to dramatic declines in tourism and disruptions to manufacturing and extractive industry exports, as well as transport, communications, and services, real GDP growth is likely to decline sharply. The fiscal situation is also deteriorating rapidly with additional health and social spending outlays and a significant shortfall in tax revenue. Fund support under the Rapid Credit Facility will help the authorities meet the urgent fiscal and external financing needs to mitigate the impact of the pandemic. 

“The authorities are taking immediate measures to address the human and economic impact of the pandemic, while preserving macroeconomic stability. These include increases in health spending, help to the most vulnerable, support to the private sector, and actions to preserve the stability of the financial sector and maintain the flexible exchange rate regime. 

While the risks to the outlook are substantial, given the high degree of uncertainty, Madagascar continues to be assessed at low risk of external debt distress. Beyond the immediate response, the authorities remain committed to economic policies that will ensure sustained and inclusive growth over the medium-term. 

“Additional donor support, beyond that which was already committed before the outbreak of the pandemic, is needed to close the remaining balance of payments gap and ease the fiscal situation.”


Le Conseil d’administration du FMI approuve le décaissement de 165,99 millions de dollars en faveur de la République de Madagascar pour faire face à la pandémie de Covid-19 

Washington, DC – 3 avril 2020 – Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé aujourd’hui un décaissement au titre de la facilité de crédit rapide (FCR) équivalent à 122,2 millions de DTS (environ 165,99 millions de dollars au taux de change actuel, soit 50% du quota) pour aider le pays à répondre à ses besoins urgents de balance des paiements résultant du déclenchement de la pandémie de COVID-19.

La pandémie de Covid-19 a de graves répercussions sur l’économie de Madagascar. Le tourisme est confronté à un déclin spectaculaire, et des perturbations affectent les exportations minières et manufacturières, ainsi que le commerce et l’investissement.

Pour atténuer le choc de la pandémie, le gouvernement a pris des mesures immédiates et appropriées, y compris des mesures fiscales urgentes pour renforcer la protection sociale et soutenir les plus vulnérables, notamment par le biais de dons d’aliments de base ; par la suspension de certaines taxes et cotisations sociales pour soutenir le secteur privé ; et par la fourniture de liquidités pour préserver la stabilité du secteur financier. Cependant, la détérioration des perspectives macroéconomiques et de la situation budgétaire ont créé des besoins urgents en termes de financement extérieur et budgétaire. L’aide du FMI contribuera de manière substantielle à combler les besoins extérieurs immédiats et à préserver l’espace budgétaire pour les dépenses de santé essentielles liées au COVID-19. Elle devrait également contribuer à catalyser un soutien supplémentaire des donateurs. 

Concluant les discussions du Conseil d’Administration. M. Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint et président de séance, a fait la déclaration suivante :

« La pandémie de Covid-19 a de graves répercussions sur l’économie de Madagascar. En raison d’une réduction spectaculaire du tourisme et de perturbations pour les exportations des industries manufacturières et extractives, ainsi que dans les transports, les communications et les services, la croissance du PIB réel devrait fortement décliner. La situation budgétaire se détériore également rapidement avec des dépenses de santé et sociales supplémentaires et un manque à gagner important en termes de recettes fiscales. La FCR aidera les autorités à répondre aux besoins urgents de financement budgétaire et extérieur pour atténuer l’impact de la pandémie.

« Les autorités ont pris des mesures immédiates pour faire face à l’impact humain et économique de la pandémie, tout en préservant la stabilité macroéconomique. Il s’agit notamment de l’augmentation des dépenses de santé, de l’aide aux plus vulnérables, du soutien au secteur privé et d’actions visant à préserver la stabilité du secteur financier et à maintenir le régime de change flexible.

« Bien que les risques pesant sur les perspectives soient importants, compte tenu du haut degré d’incertitude, Madagascar continue d’être évalué avec un faible risque de surendettement extérieur. Au-delà de la réponse immédiate, les autorités restent attachées à des politiques économiques qui assureront une croissance durable et inclusive à moyen terme.

« Un soutien financier supplémentaire des autres partenaires au développement, au-delà de celui qui avait déjà été décidé avant le déclenchement de cette pandémie, est nécessaire pour combler le déficit de balance des paiements résiduel et pour soulager la situation budgétaire.”